CRISE AU SEIN DES FCBE : Boni YAYI clarifie les faits

L’ancien Président de la République du Benin, le Docteur Boni Yayi s’est prononcé sur la crise qui secoue son parti politique les Forces Cauris pour un Bénin Emergement. Dans son message publié dans l’après-midi de ce jeudi 20 Février sur sa page Facebook, Boni Yayi clarifie les faits et demande la réconciliation du parti avec ses militants.

Boni Yayi a rompu le silence sur la crise qui secoue le Parti dont il est président d’honneur. Il s’agit d’une crise qui nécessite de façon urgente son responsabilité pour trouver une solution. « Cette situation nécessitait en toute urgence, mon implication personnelle pour ramener la cohésion au sein de notre famille, et apaiser les militants, réels propriétaires de notre parti » a affirmé le président dans son message. Et pour cause, cette crise entrave la cohésion sociale dans cette famille politique qui a déjà quatorze ans d’existence avec deux mandats de gestion du pouvoir publique. « Les échos qui me parvenaient sur notre famille politique, me laissaient craindre une atmosphère délétère où des frères et sœurs ayant concouru à quatorze (14) années de cohésion et de victoires politiques, notamment dix (10) années de gestion de l’Etat, en arrivaient à ne plus se parler que par injures, accusations, et invectives humiliantes et indignes des exemples que nous devons incarner » s’indigne Boni Yayi. Il se dit reconnaissant de l’humilité des protagonistes pour la sortie de crise. « Je suis profondément reconnaissant de l’humilité des uns et des autres, qui a permis de faire asseoir dans une même salle les protagonistes de la situation de crise naissante » se réjouis le Président d’honneur.

Trois aveux du Président Boni Yayi à propos de la crise

Dans son message, le président a fait cas de certains aveux sur la crise au sein de son parti.
Premièrement, le Boni Yayi affirme qu’il faut le reconnaitre, le parti est menacé par une main extérieure, et le nier serait le début d’une réelle crise au regard de son envergure sur le plan national. Il continue en ajoutant qu’il faut avouer que des confessions et des concessions ont été faites de part et d’autre. Et pour finir sur les aveux, le président notifie enfin qu’il faut avouer qu’une crise de confiance déchirait les dirigeants de la famille politique et risquait de perdre les militants déjà courroucés par leur exclusion injuste des élections législatives de 2019, dont ils peinent à sortir des dégâts humains et socio politiques.

Hyacinthe ANIOU

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