Deuxième édition du projet café femme leader : Les femmes mieux outillées pour défendre leurs droits

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L’ Association Women and Power en collaboration avec la PLATEFORME CITOYEN 229 a organisé ce samedi 07 Mars 2020, la deuxième édition du projet CAFE FEMME LEADER. L’évènement a eu lieu dans la salle de conférence de l’École Polytechnique de l’Université d’Abomey Calavi et a réuni des femmes leaders notamment Olivia HOUNGBO-KPLOCA, présidente du Tribunal de Première instance d’Allada; Marcna Andy PIERRE, fondatrice de la plateforme Demwazel Haiti; Augusta MIGAN, directrice exécutive du CALVIF et Omedine KOUKOUI, maître de conférence et responsable du laboratoire PASCPnarm .

Comment faire valoir ses droits en tant que femme ?”, c’est le thème de cette deuxième édition du projet CAFE FEMME LEADER. La cérémonie a démarré par l’allocution de la représentante de l’ONG Women and Power Association, Charlotte EZEBADA, directrice exécutive. L’objectif de cette édition est d’amener les femmes à connaître leurs droits afin de les faire valoir.

Les droits de la femme sont encore théoriques. Dans la pratique, la réalité est tout autre chose. C’est ce qu’a fait savoir Olivia HOUNGBO-KPLOCA, présidente du Tribunal de Première instance d’Allada dans ses propos. Les femmes doivent chercher à connaître leurs droits pour en exiger l’application. Une fois les droits connus, les femmes doivent s’affirmer et exiger le respect de leurs droits. D’où < l’exigence est le moyen pour faire valoir ses droits> a exprimé, Olivia HOUNGBO-KPLOCA. Ainsi nous pouvons retenir que pour le respect de ses droits, la femme doit se lever et exiger ses droits.

Les femmes ont tout les moyens pour faire valoir ses droits.

Pour faire valoir ses droits, <les femmes doivent quitter leurs zones de confort > a déclaré la marraine de l’évènement, Marcna Andy PIERRE, fondatrice de la plateforme Demwazel de Haïti. Pour la marraine, les femmes n’ont pas encore cette aptitude de monter sur le toit pour le respect et la mise en application de ses droits. Elles doivent exploiter tous les moyens nécessaires pour faire entendre leur voix et surtout se battre sans chercher la facilité mais se battre en respectant le droit de chacun.

Dans le même optique, Augusta MIGAN, directrice exécutive du CALVIF a pris l’exemple de harcèlements sexuels dans les institutions. Face à cette situation, elle invite les femmes à chercher les dispositions prises par l’institution dans laquelle elles exercent leur métier pour savoir quoi faire. En aucun cas, la femme n’a le droit de garder le silence. << la femme a l’obligation de dénoncer en toute liberté les violences afin d’obtenir justice. >>, a exprimé Augusta MIGAN. Toutefois, les femmes ont besoin des hommes pour bien faire valoir leurs droits. <Sans une bonne éducation, les droits ne peuvent pas être respecté > a martelé Omedine KOUKOUI, maître de conférence et responsable du laboratoire PASCPnarm. Elle invite les femmes à travailler en harmonie avec les hommes pour le respect des droits. Les femmes doivent donc mener le combat avec les hommes et non contre eux.

Pour toutes les conférencières , l’heure est arrivée pour que les femmes lèvent la voix pour dire non à la violence faite aux femmes, non à l’inégalité entre les sexes et non au silence . Il faut rappeler que le thème de cette journée internationale des femmes est << Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes.>>.

Théonas S. MAHUNON

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