Présidentielle en côte d’ivoire : L’étau se resserre autour de Ouattara

A quelques semaines de l’élection présidentielle en cote d’ivoire, Alassane Ouattara président et candidat à un troisième mandat sur fond de polémique et de tension politique et sociale est de plus en plus fragilisé. L’opposition semble davantage s’unir sur la stratégie pour fragiliser Alassane Ouattara ou mettre le chao pour précipiter son départ.

Une unité d’action au sein de l’opposition se présage pour contrer ADO. Guillaume Soro, ancien président de l’assemblée nationale, opposant et exilé en France dont la candidature à la présidentielle du 31 octobre 2020 a été rejetée par le conseil constitutionnel, lors d’une conférence de presse à Paris le 17 septembre dernier, a accusé son ancien mentor de coup d’Etat constitutionnel et demande à l’opposition de faire bloc.

Apres l’appel de Guillaume Soro, Henri Konan Bédié ex chef d’Etat (1993-1999), candidat à l’élection présidentielle et qui s’est érigé en chef de l’opposition depuis qu’il a rompu il y a deux ans avec Alassane Ouattara, a lancé récemment un appel à la désobéissance civile. « Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre : la désobéissance civile » a-t-il déclaré le 20 septembre dernier sous un tonnerre d’applaudissement lors d’un rassemblement des principaux partis d’opposition. Un appel qui risque une nouvelle fois de basculer le pays, déjà touché par des échauffourées à l’annonce de la liste des candidats retenus pour le dans une escalade de tension, dans une escalade tension.

L’opposition fait bloc contre Ouattara

Dimanche, lors du grand rassemblement de l’opposition, étaient présents aux côtés de Henri Konan Bédié, Assoa Adou, secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’ex président Laurent Gbagbo, et Zié Koné du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) de Guillaume Soro, qui constituent les autres grandes forces de l’opposition ainsi que plusieurs autres partis politiques.

Absent lors de cette grand-messe de l’opposition, Pascal Affi N’Guessan l’un des quatre candidats à l’élection présidentielle du 31 octobre prochain et leader du (FPI) l’aile réformiste vient en renfort. Au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 22 septembre, Pascal Affi N’Guessan dit rejoindre la coalition de l’opposition et l’appel à la désobéissance civile lancé par Henri Konan Bédié. En dénonçant la candidature de Alassane Ouattara à un troisième mandat, le président du front populaire Ivorien exige les reformes du conseil constitutionnel et de la Commission électorale indépendante avant le premier tour du scrutin. Dans le cas contraire, il pense retirer sa candidature.

« l’heure ne peut pas être aux arrière-pensées, aux règlements de comptes, aux agendas cachés… Il faut être à la hauteur, faire preuve de cet esprit de responsabilité car, je vous le dis avec une immense gravité, au-delà de nos personnes, par-delà nos différends et nos différences, il y a l’intérêt national, il y a la Côte d’Ivoire. Et l’intérêt national doit primer sur toute autre considération » a-t-il notifié.

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